Lors de la semaine interdisciplinaire Polar, les élèves, réunis en groupes d’enquête, étaient chargés de résoudre une énigme : qu’est-il arrivé au professeur Gutierrez-Jones ? Pour cela, des indices leur étaient donnés tout au long de la semaine, nos enquêteurs en herbe pouvaient demander une filature, un interrogatoire, une perquisition, un relevé des communications téléphoniques… L’oral devant jury, organisé en fin de semaine, consistait pour chaque groupe à rendre compte de ses investigations devant un procureur afin de lui présenter ses conclusions. L’équipe d’adultes, secondée par deux policiers professionnels (Laurent Séré et Philippe Wagner ) avait imaginé cinq scenarios différents, à partir du même portrait fictif. En voici le récit. Les différents groupes d’enquête pourront y trouver la solution de l’énigme correspondant à leur trame.

Elias Gutierrez-Jones, 32 ans, professeur de langues

Très cultivé, il a reçu une éducation internationale en suivant les déplacements de son père, haut fonctionnaire dans la diplomatie française. Après la disparition de ses parents, dans un tragique et mystérieux accident d’avion, Elias est revenu s’installer en France, pays de sa famille maternelle.

De taille moyenne, d’allure plutôt sportive sans être athlétique pour autant, il est brun, les yeux noirs, la peau un peu ambrée. Son visage se dessine avec une légère dissymétrie, son allure générale le rapprochant du style « beau ténébreux ».

Il est toujours vêtu de la même manière : veste noire, chemise blanche, jeans gris foncé, chaussures noires de ville impeccablement cirées et foulard dans les tons bleu-gris.

Les élèves le surnomment Mister Jones car ils ont vite identifié chez lui l’inimitable flegme britannique. Il parle couramment plusieurs langues : le français, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, ce qui lui a permis de facilement obtenir des remplacements dans l’Éducation nationale.

Il est en poste à Clisthène depuis le début de l’année scolaire. Il y enseigne l’anglais, en remplacement de Mme Robin qui participe à un programme d’échanges avec le Canada. Il se montre toujours très ponctuel et manifeste beaucoup de professionnalisme. Il semble savoir tout faire et rien ne le perturbe vraiment. Courtois, aimable, et même amical, il est d’un naturel serviable mais il se montre très réservé. Il livre très peu de lui. Il participe cependant toujours à toutes les activités, y compris les SIDs, mais sans jamais faire preuve d’un enthousiasme débordant. Il vient au collège, y fait son travail, et s’éclipse sans s’attarder.

Il dégage un certain magnétisme et il est apprécié de beaucoup, élèves comme collègues. Il suscite autant d’intérêt que de curiosité. Il alimente agréablement les conversations mais esquive cependant systématiquement les questions personnelles. L’équipe pédagogique s’y est adaptée et évite de l’interroger sur le sujet.

Son ordinateur de la marque à la pomme est son seul outil de travail. Les collégiens sont en général tout ouie devant les activités informatiques qu’il propose en classe grâce à cet appareil qu’il sait utiliser avec un réel talent. L’avis est unanime sur ce terrain-là : ses programmes sont « trop bien ». Chacun essaie de se faire remarquer de l’énigmatique professeur : beaucoup de garçons espérant qu’il leur révèle des astuces de programmation et les filles pour être gratifiées d’un sourire ou même d’un simple encouragement.

On le voit souvent dans la cour, en récréation, son téléphone portable à l’oreille (un Iphone dernier cri). Il semble beaucoup correspondre, mais jamais en cours. Il n’y consulte même pas l’écran.

Seule originalité dans sa mise plutôt sobre, il porte à l’annulaire de la main droite un anneau en argent, épais, gravé de  signes mystérieux.

Il arrive au collège à pied. Il semble cependant prendre le bus ou le tramway, mais n’a pas de véhicule personnel. Il a déclaré à la direction être célibataire et demeurer dans un appartement situé dans le Vieux Bordeaux.

TRAME A : AZTÈQUE SAUCE BORDELAISE

Synopsis

Un mystérieux anneau conduisant à un trésor aztèque, un archéologue sans scrupules, ses sbires, un étrange ange gardien qui pourrait bien devenir le suspect n°1, un mari jaloux, son épouse, et Elias, au milieu de tout ça, qui n’est même plus vraiment tout à fait lui-même…

Aux origines de l’histoire

Au milieu des années 90, le père d’Elias a été en poste à Mexico en sa qualité de diplomate français. Curieux et ouvert il s’est intéressé à l’histoire locale et en a transmis l’intérêt à son fils.

Parmi les rencontres qu’il a faites dans ce pays figure celle d’un natif, Ahuizotl, connu pour être un vieux sage, peut-être même un prêtre initié aux secrets de son peuple. L’ambassadeur et le vieil homme se sont rapidement appréciés et ont échangé de façon régulière, au sujet de l’actualité du Mexique comme de son passé. Ahuizotl semble même s’être attaché à Elias pour lequel il a toujours manifesté beaucoup d’affection, lui permettant de découvrir certains sites aztèques sous un jour insoupçonné.

Un jour, alors que l’adolescent venait de partager un nouvel instant passionnant avec son guide, ce dernier lui a parlé d’un ton grave mais avec une grande bienveillance : « Elias, mon jeune ami, j’ai vu dans ton cœur la lumière de la pureté. Tu vas bientôt quitter mon pays, je l’ai lu dans les signes, et c’est pour ces deux raisons que je vais te confier une relique des temps anciens. Un talisman précieux, pour les miens comme pour quelques autres qui souhaiteraient en faire un mauvais usage. Il sera pour toi source d’embarras mais aussi à l’origine de grandes satisfactions. Sache cependant que l’esprit du jaguar ne sera jamais loin pour veiller sur tes pas. » Il lui remit ensuite un anneau d’argent ouvragé. Deux semaines après cet événement, les parents d’Elias trouvaient la mort dans un accident d’avion et l’adolescent était rapatrié en France pour y rejoindre sa famille maternelle…

« L’anneau unique »

Ahuizotl ne s’est pas trompé. Elias est effectivement celui qui était digne de prendre possession de l’anneau afin de l’éloigner de la convoitise d’individus peu scrupuleux, en particulier Parsifal Lecomte, un chercheur qui fait passer son goût pour les métaux précieux bien avant l’intérêt culturel de ses découvertes archéologiques.

L’ex-universitaire, qui s’est mis à dos une partie de la communauté scientifique du fait des rumeurs courant sur ses méthodes, est notamment en quête de l’Oeil de Quetzalcóatl, un bijou ancien qui aurait la vertu de permettre le décryptage de plusieurs vieux manuscrits aztèques, et, par voie de conséquence, de parvenir à localiser les Trois Soleils, des trésors qui auraient été dissimulés par l’empereur Montezuma avant sa chute.

Rencontre fortuite

Elias, de son côté a poursuivi sa vie, tout en continuant à s’intéresser de très près à la culture méso-américaine. Il se passionne notamment pour les documents (des codex) et sculptures aztèques livrant des informations sur la rumeur de fin du monde en 2012, hypothèse qu’il conteste d’ailleurs avec vigueur.

Il a récemment assisté à une conférence du docteur Lecomte, à Bordeaux, qui a d’ailleurs avancé des éléments qu’il a jugé fumeux. Il a donc pris la parole en public et ne s’est pas privé pour contredire le chercheur, avec un bel à-propos. Ce faisant, il a néanmoins permis à l’homme de repérer l’anneau d’argent qu’il porte au doigt, et de l’identifier immédiatement comme celui qu’il souhaite s’approprier depuis des années.

Lecomte n’est pas venu seul à Bordeaux. Il est accompagné de son second, Fabien Grévisse, et de son homme de main, Salta Mendoza, une espèce de brute qui n’a pas froid aux yeux. Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il est aussi suivi par un fidèle du vieil Ahuizotl, Tlemcal, appartenant à une communauté guerrière qui a pour vocation de se dresser sur la voie de ceux qui entreprennent de faire injure à la civilisation aztèque.

Le chercheur de trésors entreprend tout d’abord de discuter avec Elias afin de sonder ce qu’il sait exactement au sujet de l’anneau. Sous une cordialité de surface, il lui propose d’échanger leurs coordonnées et de dîner ensemble avant son retour sur le continent américain. Il fait ensuite suivre le jeune homme par Grévisse pour apprendre tout ce qu’il peut à son sujet.

Lorsque les cartes s’abattent

Le jour du dîner, Lecomte propose rapidement à Elias, peut-être un peu trop, de lui acheter l’anneau un bon prix. Cela éveille la vigilance de l’enseignant dans l’esprit duquel le souvenir des paroles du vieux sage résonne encore. Il refuse. L’homme insiste, Elias écourte le repas et rentre chez lui.

Le lendemain matin, alors qu’Elias assure un cours, il reçoit un appel téléphonique très menaçant émanant de Lecomte qui lui indique qu’il sait où il habite et que s’il ne vient pas immédiatement pour discuter du fameux anne il met le feu à son appartement ainsi qu’à tous les objets et documents anciens qu’il y a entreposés. Elias se décide à régler le problème lui-même mais il passe d’abord chez une amie bibliothécaire pour lui confier son anneau en lui recommandant d’y veiller. Son amie note bien la nervosité d’Elias et repère aussi un individu qui semble le suivre. Si elle est convoquée par la police, elle remettra l’anneau aux enquêteurs et leur communiquera des renseignements à son sujet.

Dans le hall d’entrée de l’immeuble d’Elias,  le sbire de Lecomte est déjà là et l’attend pour lui dérober son anneau. Au moment où il passe à l’action et brutalise sa victime, celui-ci fait une mauvaise chute et perd connaissance. Mais au même moment, Tlemcal, le guerrier-jaguar, sort de l’ombre et intervient pour épauler le jeune enseignant. Il terrasse non sans mal son adversaire, le met en fuite et porte secours à Elias qu’il transporte dans son appartement. Son protégé tenant des propos incohérents et peinant à reprendre pied dans la réalité, il décide de l’évacuer vers la chambre du petit hôtel (Presto-hôtel, sans personnel) où il est descendu, afin de garantir sa sécurité. La concierge le voit cependant quitter l’immeuble soutenu par un tiers et embarquer dans une voiture de location.

Erreurs judiciaires

Ainsi le loyal Mexicain va-t-il probablement devenir le premier suspect dans l’affaire de la disparition d’Elias. Celui-ci revient peu à peu à lui grâce aux soins rituels qui lui sont prodigués mais il souffre d’une amnésie passagère qui altère ses facultés mentales. Tlemcal, quant à lui, cherche aussi à retrouver l’anneau, tant il craint qu’il tombe entre de mauvaises mains. Il se décidera finalement à contacter téléphoniquement la police pour indiquer avec un fort accent exotique que le jeune enseignant est en sécurité mais qu’il ne se montrera pas tant que la menace qui pèse sur lui n’aura pas été écartée.

Un autre suspect est naturellement dans le collimateur de la police : il s’agit du mari de Valérie de Valvert qui s’est mépris sur la nature de la relation qu’elle entretient avec Elias et qui a adressé à ce dernier une lettre de menaces explicites mais qu’il n’a jamais mises à exécution.

Dénouement

Finalement Lecomte sera impliqué par le témoignage d’une voisine qui aura été témoin de la bagarre entre Salta Mendoza et Tlemcal. Elle aura notamment remarqué que dans sa fuite le tueur mexicain sera allé rejoindre un homme coiffé d’un chapeau et prenant appui sur une canne, au bout de la rue (il s’agit de Lecomte).

Entendu, Lecomte niera toute participation à une entreprise criminelle et tentera plutôt d’orienter les soupçons des enquêteurs vers Grévisse, son fusible de secours. Cependant, à l’issue de son audition, alors que l’anneau placé sous scellé lui aura été présenté, il commettra l’erreur de trop en tentant de corrompre le policier. Ce dernier refusera la somme rondelette et ouvrira une procédure incidente pour les nouveaux faits.

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TRAME B : HISTOIRE DE FAMILLE

Synopsis

Une disparition doublement suspecte, une famille étrangement touchée par les deuils, le sang des uns qui se mêle à celui de la vigne, et un Elias Gutierrez-Jones dont le profil se dessine sous un jour surprenant…

Aux origines de l’histoire

Lorsque Elias revient en France, après la mort de ses parents survenu durant un accident d’avion aux États-Unis, il est recueilli par ses grands-parents qui sont propriétaires d’une belle propriété viticole dans les environs de Saint-Émilion. Malgré le fait qu’ils étaient en rupture avec leur fille, les deux septuagénaires font leur possible pour élever leur petit-fils.

Toutefois, Elias a toujours considéré qu’ils supportaient une responsabilité écrasante dans le décès de son père et de sa mère. C’est d’ailleurs leur mésentente avec sa mère qui  l’a conduite à accepter de suivre son mari diplomate au bout du monde.

Elias nourrit de longue date le projet de venger la mémoire de ses parents en s’arrogeant la propriété familiale. Il tisse sa toile, patiemment, attendant le moment opportun pour frapper un coup décisif. Dans l‘intervalle, il est suivi par un psychiatre qui a bien noté ses troubles psychotiques sans pour autant parvenir à percer à jour ses projets.

Requiescat in pace

Le grand-père d’Elias est décédé de mort naturelle l’an passé. Subsistent donc sur la route de l’ambitieux et sombre assassin en puissance sa grand-mère, âgée de 84 ans, et son oncle, Armand, qui n’est pas marié et n’a pas d’enfant.

Depuis son retour en France, Elias a toujours oeuvré pour se placer en position d’héritier. Jouant le rôle du petit-fils modèle,  il est resté présent auprès de ses grands-parents afin de garantir ses chances d’être désigné comme légataire. S’il a opté pour l’Éducation nationale, c’est d’ailleurs pour se maintenir dans la région et bénéficier d’un certain temps libre lui permettant de se manifester souvent au château.

Il entretient une relation avec une jeune femme, Olivia Guardini, à laquelle il a fait croire qu’il était propriétaire du château dont il lui a montré des photographies. Il lui a d’ailleurs promis de bientôt l’y conduire.

Récemment, il a découvert que sa grand-mère a rédigé un testament désignant son oncle en qualité d’héritier du château. Rendu furieux par cette découverte, il décide de franchir le pas. Il s’intéresse de très près à la botanique et a aménagé un petit atelier de biochimie chez lui. Il raffine lui-même les graines de ricine qu’il y fait pousser, ce qui lui a permis d’élaborer un poison mortel. Il inocule la substance vénéneuse à sa grand-mère qui meurt sans pour autant que son état justifie d’une autopsie car elle souffrait justement de soucis digestifs. Le médecin de famille ne s’oppose pas à son inhumation.

Double erreur de frappe

Pour passer outre le testament de son aïeule, Elias en élabore un faux, tapé à la machine à écrire, comme elle avait l’habitude de le faire pour les courriers officiels. Or, lorsque son oncle tombe sur la lettre il estime que son authenticité est douteuse. Il réfléchit à l’enchaînement des événements et en vient à suspecter son neveu d’agissements criminels. Il lui téléphone un matin, en plein cours, pour le menacer de le dénoncer à la police.

Elias panique et quitte le collège précipitamment. Il téléphone ensuite à son oncle pour lui annoncer qu’il vient le rencontrer au château pour discuter. Il s’y rend en taxi. L’entretien tourne court et une bagarre éclate. Elias commet de nouveau l’irréparable en tuant son oncle à coups de tisonnier. Dans la mêlée cependant il perd son anneau. Il s’enfuie du château et jette l’arme du crime dans la Dordogne. Il reprend ensuite un taxi pour Bordeaux.

E viva España !

Le double assassin comprend bien vite qu’il a tout perdu, il est convaincu que le meurtre de son oncle a signé sa perte. Il décide de brouiller les pistes le temps de mettre de la distance entre lui et la police.

Il retire tout l’argent disponible sur son compte et se rend chez lui de nuit pour y aménager une scène de crime en y laissant un peu de son sang. Il part ensuite en train, jusqu’à Irun, afin d’y prendre une correspondance à destination de Bilbao.

Juste avant de partir, il poste un courrier à destination du commissariat de police de Bordeaux dans lequel il indique que sa famille a fait l’objet de pressions de Hugues Lamontagne, un viticulteur qui nourrirait des ambitions vis-à-vis de la propriété familiale. Il y ajoute craindre pour sa vie.

Dénouement

L’exploitant viticole fait logiquement l’objet d’une surveillance des enquêteurs. La filature conduit au cabinet de son avocat, mais qu’il consulte simplement pour un contentieux avec un fournisseur de bouchon. C’est une fausse piste. En attendant Elias prend le large et s’évanouit dans la nature. Les recoupements d’informations devraient cependant permettre aux policiers de déterminer le profil psychopathologique caché d’Elias et retracer son parcours depuis Bordeaux jusqu’à la frontière espagnole. Le procureur demandera en fin d’enquête une ouverture d’information et le juge désigné fera le nécessaire pour qu’un mandat d’arrêt international soit émis contre l’assassin.

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TRAME C : CE QUI EST À TOI EST À MOI

Synopsis

Lorsque l’aigreur d’un universitaire raté rencontre le génie d’un jeune inventeur, la tentation de lui subtiliser sa découverte s’impose comme un raccourci commode. Toutefois le crime est loin d’être parfait et les intermédiaires impliqués dans l’affaire détiennent bien des secrets permettant de démêler l’écheveau…

Aux origines de l’histoire

Elias est un crack de l’informatique. C’est un univers qui l’a toujours passionné, depuis sa plus tendre enfance. Son mémoire universitaire de fin d’étude en langue anglaise portait d’ailleurs sur la Silicon Valley et ses industries de pointe.

Son appartement est un authentique laboratoire de conception. De nombreux ordinateurs  y sont installés et les ouvrages sur le sujet s’entassent en un dédale de piles de livres impressionnant. Certains de ses appareils tournent en permanence, affichant des lignes de calculs incompréhensibles pour le commun des mortels ou multipliant les recherches automatiques sur Internet pour traquer les informations utiles à ses recherches.

Elias s’intéresse de très très près aux intelligences artificielles. Il a récemment véritablement innové sur le sujet, obtenant un résultat parfaitement inattendu. Il a en fait élaboré une application qui permet de détecter des objets équipés d’une micropuce en « surfant » sur les réseaux numériques existants. Cette belle réussite répond à la fois de son obstination mais aussi du fruit du hasard, ce qui ne lui permet pas véritablement, pour l’instant, de reproduire le schéma. Et Elias aime comprendre les choses. C’est ce qu’il entreprend de faire avant de se rapprocher des grands groupes susceptibles d’être intéressés par son innovation majeure.

Les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis

Elias n’a pas beaucoup d’amis, il est plutôt réservé. Toutefois il fréquente régulièrement un camarade de fac, Gabriel Carmin, tout aussi passionné que lui par l’informatique, mais surtout par les jeux vidéo et leurs applications. Une fois sorti de sa sage existence de comptable, Gabriel devient un redoutable pirate informatique. Les deux amis se retrouvent régulièrement pour manger ensemble au Process Café, rue Sainte-Catherine, où ils passent des heures à discuter de l’actualité du monde de l’informatique.

Le professeur d’anglais est troublé par sa découverte et lors de sa dernière entrevue avec Gabriel, il lui expose les détails de son application en lui recommandant cependant le silence.

Gabriel est néanmoins un peu bavard. Il fréquente un club d’informatique dont les cours du soir sont animés par Jean-Georges Terrebasse, un professeur conduisant des recherches en matière d’intelligence artificielle à l’université de Pessac. Cet enseignant n’a jamais vraiment brillé par la réussite de ses entreprises scientifiques et il en nourrit un vif ressentiment. À la fin de l’un de ses cours, Gabriel lui parle de la découverte de son ami, ce qui attire immédiatement l’attention aigue de l’homme qui entreprend de se renseigner sur Elias.

Un intermédiaire peu doué

Terrebasse prend Elias en filature depuis le collège, ce qui lui permet de déterminer où il habite. Son objectif est de s’approprier son ordinateur fétiche, lequel présente toutes les probabilités de contenir l’application révolutionnaire. Toutefois cet appareil ne quitte jamais son propriétaire et l’universitaire n’a aucune compétence en matière de cambriolage. Il décide donc d’embaucher une petite frappe du milieu bordelais, Kevin Morvan, dit « la Loose », en se rendant dans le quartier Saint-Michel. Il lui propose une bonne somme (2.000,00 euros) pour pénétrer de nuit chez Elias afin de lui dérober son ordinateur.

Cependant, l’effraction ne se déroule pas exactement comme prévu. Kevin pénètre dans le logement grâce à un vasistas toujours laissé ouvert afin de favoriser la bonne aération de l’endroit  mais il se prend les pieds dans le lacis de fils et chute sur des piles de livres. Il prend la fuite alors qu’Elias se réveille alerté par le bruit. Elias ne dépose pas plainte, puisqu’il ne constate aucun vol et qu’il cautionne l’hypothèse qu’une colonne d’ouvrages a simplement été déséquilibrée par son poids.

Lorsque tout s’accélère

Terrebasse passe à la vitesse supérieure et demande à Morvan de voler l’ordinateur des mains d’Elias, dans la rue, à l’arrachée. Morvan se fait épauler par un complice, Karim Yakoub, qui pilote le scooter sur lequel ils ont pris place. La Loose arrache l’appareil portable et va le remettre à l’universitaire qui tente de l’exploiter en vain car les fichiers qu’il contient sont soit incomplets soit cryptés.

Un témoin a secouru Elias lors du vol, il est d’ailleurs en mesure de donner un signalement assez précis du scooter utilisé, un Hakamaka Météore bleu, dont il n’a cependant pas pu relever l’immatriculation.

Gros bug

Elias parle de cette affaire à Pierre-Jean Marty, le directeur du collège où il exerce, et lui annonce sa volonté de déposer plainte, après ses cours du mercredi matin. Au préalable cependant il se rend chez une amie avocate auprès de laquelle il dépose les éléments qui lui permettront de protéger ce qui deviendra un brevet très lucratif. Dans le même temps, il s’est aussi renseigné auprès de son cabinet d’assurances pour s’entendre dire qu’il était nécessaire qu’il dépose plainte pour qu’il puisse être indemnisé du vol de son ordinateur ce qui le conforte dans sa démarche.

En pleine leçon cependant, il reçoit un coup de téléphone de Terrebasse qui se fait passer pour un policier lui annonçant le cambriolage récent de son appartement (il appelle en fait depuis un bar PMU voisin). L’homme lui demande de se déplacer immédiatement à son logement pour assister aux constatations d’usage. Elias, paniqué, craignant pour ses précieux ordinateurs et notamment celui qui accueille son application, quitte précipitamment le collège pour se jeter dans la gueule du loup : l’universitaire s’est en fait procuré un révolver auprès de La Loose et il enlève le jeune professeur. Il le conduit jusqu’à sa maison de campagne où il le séquestre pour lui arracher ses secrets.

Dénouement

C’est grâce au signalement du scooter, du profil particulier de Morvan, des empreintes qu’il a laissées chez Elias et de leur identification, que les enquêteurs devraient pouvoir remonter jusqu’à Terrebasse et retrouver Elias en vie, même s’il aura connu de sales moments.

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TRAME D : PROTECTION RAPPROCHÉE

Synopsis

Quand une lointaine guerre civile a de surprenants retentissements sur le sol français, les anges sont parfois plombés par le poids des balles. Une intrigue à tiroir(s) qui va nécessiter beaucoup de réflexion pour tirer le vrai du faux et trier le bon grain de l’ivraie.

Aux origines de l’histoire

Le père d’Elias, en sa qualité de diplomate français, a été en poste au Lointainjistan, une région reculée située au pied de l’Himalaya. Il y a vécu une expérience passionnante au contact des populations locales, et notamment avec la communauté des Sokhs dont il est devenu l’ami proche de leur chef en titre. Elias a d’ailleurs passé une partie de sa jeunesse aux côtés de Rayla Nituparia, sa fille. Lorsque, oppressés, les Sokhs ont été poussés par le pouvoir à se retirer dans  le maquis, le père d’Elias a été contraint de prendre officiellement ses distances avec eux, ce qu’a refusé obstinément de faire son fils qui a plutôt embrassé leur cause. Avec d’autres Occidentaux il a entrepris de soutenir leur lutte, armes à la main si nécessaire.

Lorsque Rayla a pris la succession de son père tué durant la guerre civile qui déchire son pays, elle a demandé comme une faveur à son ami d’enfance de mettre en sécurité son fils et sa fille, Diran et Namalu. Elias a ainsi fait jouer son réseau de connaissances, sans se dévoiler ouvertement, et Pierre-Jean Marty, qui a été identifié comme un sympathisant de la cause Sokh, a accepté d’admettre le frère et la sœur dans son collège. Elias y a simultanément obtenu un remplacement sans pour autant révéler au directeur l’objet réel de sa présence dans l’établissement.

Cette mission si vous l’acceptez…

Elias est donc venu s’installer en France avec les deux enfants et deux autres compagnons d’armes (Jeff et Clara) volontaires pour garantir la protection rapprochée des enfants menacés par les agents du Lointainjistan. Diran et Namalu sont au quotidien en compagnie de Jeff et de Clara  qui donnent la parfaite illusion d’une famille d’accueil. C’est d’ailleurs eux qui ont approché Pierre-Jean Marty, en lui expliquant que les deux enfants sont des Sokhs, mais sans lui préciser l’identité de leur mère. Trois logements différents sont occupés par leurs gardes du corps : le premier est situé au premier étage de l’immeuble dans lequel ils habitent, le second, face au collège, rue de Varize, est destiné à offrir un point d’observation sur l’établissement scolaire durant la journée, et le troisième à l’écart de Bordeaux, dans une demeure isolée dans l’Entre-Deux-Mers, qui doit servir de point de repli en cas de problème.

Elias est plus particulièrement chargé de veiller sur eux dans la journée au collège. Pour ce faire il est d’ailleurs armé d’un pistolet qu’il dissimule dans un logement aménagé dans son ordinateur. Son anneau en argent est un cadeau de Rayla, une sorte de talisman sans fonction particulière (il est cependant gravé d’une inscription en sokh indiquant : « Au cher et loyal ami de ma famille ».

Score à la mi-temps : Lointainjistan 1 – France 0

Les services secrets du Lointainjistan ont retrouvé la trace des enfants et se sont décidés à fomenter leur enlèvement. Une équipe de porte-flingues a donc été dépêchée en France pour passer à l’action de manière radicale.

Toutefois, leur surveillance de la résidence des enfants ne passe pas inaperçue et les deux camarades d’Elias, les repèrent alors qu’ils sont dans les caves de l’immeuble en train d’installer un système d’écoute. Jeff téléphone à leur ami pour lui exposer la situation. Elias indique qu’il les rejoint immédiatement mais l’issue se précipite. Les armes sont tirées et la poudre parle dans les sous-sols de la bâtisse : les agents étrangers sont mis en fuite par l’intervention d’Elias mais Clara est gravement blessée (elle glisse dans un coma profond) et Jeff est tombé raide mort, frappé d’une balle en plein coeur.

Brisez la vitre en cas d’urgence

Elias prend les choses en main de manière précipitée mais avec une relative méthode : il dissimule la dépouille de Jeff dans la cave de l’immeuble après lui avoir retiré son téléphone portable et dépose Clara à l’hôpital (ce qui justifiera d’une enquête policière vu qu’elle est blessée par balle et qui permettra le rapprochement avec la découverte de Jeff et par extension la mise en cause d’Elias dont la plaque de la voiture aura été enregistrée par le système de vidéo surveillance pendant qu’il déposait Clara au C.H.U.).

Les agents ennemis sont déjà au collège mais ils ne peuvent matériellement pas enlever les enfants au nez et à la barbe du personnel. D’ailleurs Elias passe un appel à la police en se faisant passer pour le CPE afin de signaler des individus suspects aux abords de l’établissement. Une patrouille se déplace et tient à distance les kidnappeurs en puissance. Elias finit par se présenter devant le portail et embarque les deux enfants dans un 4 x 4 de location avant de démarrer à vive allure et de semer ses poursuivants dans les rues avoisinantes. Il part ensuite se réfugier au point de repli, dans l’Entre-deux-Mers en attendant de recevoir des instructions et d’évacuer vraisemblablement les enfants vers un nouvel endroit plus sûr.

Où le gentil devient suspect

Elias ne fait pas confiance aux forces de l’ordre françaises dont il craint qu’elles ne placent les enfants dans un foyer, ce qui les exposerait. Il coupe son téléphone portable afin d’éviter d’être repéré.

Le lendemain, le collège n’a pas de nouvelle de Diran et Namalu. Un élève s’étonnera cependant de les avoir vus la veille dans la voiture conduite par Elias.

L’adresse communiquée par Elias s’avèrera être fausse : il aura simplement collé son nom sur une maison inoccupée.

Le fil d’Ariane

Elias disparu de la circulation, deux enfants manifestement enlevés, toute la difficulté pour les enquêteurs va consister à associer les pièces du puzzle pour comprendre ce qui s’est passé, pourquoi, et qui est qui en définitive.

Il va donc leur falloir marcher sur les pas des protagonistes afin de percer à jour la distribution des rôles. La sortie du coma dans lequel Clara était plongé devrait leur permettre de faire la lumière sur certains aspects d’une histoire qui concerne finalement plus les services de renseignements que la police.

Dénouement

L’enquête devrait permettre de déterminer que deux des trois gardes du corps se manifestaient parfois dans l’appartement situé devant le collège (jamais Elias). Le bailleur se souviendra que le logement a été loué par la femme répondant au prénom de Clara.

Elias fréquente une avocate à Bordeaux. Il est tout d’abord venu la sensibiliser au cas des enfants, et depuis ils ont noué une histoire sentimentale. Elle sait de lui qu’il est un sympathisant de la cause Sokh, comme elle, mais il ne lui a jamais révélé quelle était la véritable nature de sa mission au collège. Durant leurs manœuvres d’approche, les agents du Lointainjistan ont déjà suivi Elias jusqu’au cabinet de l’avocate, ce qui leur a permis de la situer. Quand Elias disparaît, ils décident de tenter d’intimider la jeune femme pour lui faire dire où se cache Elias. Le signalement des tueurs ayant été relevé après l’échange de coups de feu qui a entraîné la mort de Jeff, l’un des tueurs est repéré place Saint-Pierre, à Bordeaux, et pris en filature par le groupe d’enquête. L’homme se rend au cabinet de l’amie d’Elias, la menace avant de s’évanouir dans les rues avoisinantes. L’avocate, ébranlée, indique aux policiers qu’elle ne peut pas en dire plus en invoquant le secret professionnel mais s’engage à encourager Elias à se rapprocher de la police s’il se manifeste à elle.

Dès lors deux options sont envisageables :

– Elias tient le cap du silence, reçoit des consignes de la mère des enfants et escorte ces derniers jusqu’à l’endroit qui lui sera désigné. Ils disparaissent tous les trois de la circulation. Happy end.

– Elias sort du bois, il est isolé et se décide à contacter la police sur les conseils de sa compagne. Il téléphonera aux enquêteurs, afin de s’expliquer partiellement, et il leur indiquera que les « vrais criminels » de cette affaire se manifesteront tôt ou tard pour menacer de nouveau sa compagne. La souricière permettra effectivement de neutraliser les agents ennemis. Sa situation devenant intenable et la sécurité des enfants le nécessitant, Elias se rendra ensuite aux policiers qui auront finalement mérité sa confiance. Happy end.

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TRAME E : BIEN AU-DELÀ DES DOSES PRESCRITES

Synopsis

Un médicament qui tue à petit feu plus qu’il ne guérit, un médecin qui foule aux pieds le serment d’Hippocrate, une jeune assistante belle, influençable, et conduite à commettre de grosses bêtises, un laboratoire qui se transforme en prison funeste.  Quand la blouse blanche dissimule (mal) la noirceur des turpitudes humaines…

Aux origines de l’histoire

Elias Gutierrez Jones a vécu de nombreuses années dans des pays d’Amérique latine où son père exerçait des fonctions de diplomate. Suite au décès accidentel de ses parents dans un accident d’avion aux circonstances toujours non élucidées, Elias Jones a décidé de se rapprocher de sa famille maternelle installée près de Saint-Émilion. C’est un homme cultivé, discret, et même un peu mystérieux, qui laisse seulement de temps en temps échapper une petite phrase, sans jamais s’étaler, sur ses occupations personnelles : il s’intéresse à l’informatique, à la botanique et un peu à l’alimentation bio.

Dites 33 !

Cela fait trois ans qu’il est installé à Bordeaux. Au cours de la première année, il a eu à plusieurs reprises des malaises très violents, avec une très forte fièvre, l’obligeant à rester alité plusieurs jours de suite dans un état quasi comateux. Ces malaises ont été suivis d’une longue période de fatigue, ce qui l’a amené à consulter son médecin de quartier qui lui a conseillé de faire un bilan de santé complet. Les résultats d’analyses ont fait apparaître quelques carences en vitamines, rien d’inquiétant, mais aussi la présence d’une molécule étrangère, ce qui a conduit le médecin à diriger son patient vers le laboratoire de recherches de l’hôpital Pellegrin pour des examens complémentaires.

Le professeur Drumond et son équipe ont rapidement décelé la même molécule qu’ils avaient identifiée chez un patient décédé quelques mois auparavant, avant qu’il ait pu bénéficier du  programme de soins spécifiques élaboré par le laboratoire, dans le but d’éliminer la molécule à l’origine de ces malaises. Coïncidence troublante, ce patient avait également séjourné en Amérique latine.

Un protocole de soins est donc mis en place, dans lequel médecins et patient s’engagent sur une période d’essai de six mois, le médicament testé présentant des risques d’effets secondaires : nausées, migraines, vertiges, voire amnésies partielles.

Les vertus du bio ?

Au bout de quatre mois, Elias ne souhaite pas poursuivre le traitement : d’une part parce que les malaises ne se sont pas reproduits, et d’autre part parce que le traitement est assez lourd : non seulement il implique une prise de comprimés toutes les deux heures, y compris la nuit, mais il provoque aussi des effets secondaires vraiment gênants (fortes douleurs gastriques notamment). Parallèlement, Elias suit un régime alimentaire strict à base de produits bio uniquement, cure qui lui a été conseillé par son ami Julien Tarmade, adepte des médecines parallèles, un garçon un peu illuminé convaincu que notre mode de vie et notre alimentation gorgée de produits de conservation sont à l’origine de la plupart des maladies.

Le pacte du diable

Le professeur Drumond tente de convaincre Elias de poursuivre l’expérimentation, disant que si les malaises ne se sont pas reproduits cela signifie sans nul doute que le médicament est efficace. Elias, quant à lui, est persuadé que c’est le régime alimentaire bio qui a des effets positifs sur sa santé, et que les comprimés sont la cause des douleurs gastriques. Les dernières analyses confirmaient toujours la présence de la molécule étrangère, en quantité inférieure cependant. Le professeur Drumond, insiste fortement et propose alors à Elias de refaire une série d’analyses : si celles-ci ne montrent aucune amélioration significative, Elias pourra alors décider en toute liberté d’interrompre le traitement. Elias accepte et les prélèvements sont faits.

Mais ce qu’Elias ignore, c’est que parallèlement au traitement pour sa maladie orpheline, le professeur Drumond expérimente sur lui, à son insu, un nouveau protocole contre les migraines avec lequel il espère acquérir la notoriété et la reconnaissance du monde de la recherche médicale, et surtout accéder à un poste honorifique à l’Académie des Sciences. Un article sur les recherches conduites par son laboratoire est d’ailleurs paru récemment dans la revue médicale  Prescrire.

Son assistante, Sonia Morales, est au courant. Le professeur a su la convaincre de l’intérêt de cette recherche, de ses enjeux, et elle est d’ailleurs devenue sa maîtresse.

Raison et sentiments

Le professeur Drumond est très contrarié par la décision d’Elias d’interrompre le traitement car ses recherches sont sur le point d’aboutir, et il se révèle d’ailleurs prêt à tout pour y parvenir. Il n’hésite donc pas à utiliser Sonia pour jouer la carte de la séduction avec Elias dans le but de le retenir jusqu’à la fin du traitement expérimental.

Elias, de son côté, trouve que quelque chose ne tourne pas rond, (des effets secondaires de plus en plus fréquents) et il fait part à son ami Julien Tarmade de ses inquiétudes. Celui-ci lui recommande de voir un autre médecin et de subir de nouveaux examens biologiques auprès d’un autre laboratoire.

Le marchand de sable va passer…

Le professeur Drumond se rend compte qu’Elias est de plus en plus réticent. De surcroît, il apprend par sa secrétaire qu’Elias a pris un rendez-vous avec un autre laboratoire pour se soumettre à de nouveaux tests. Il décide donc de jouer le tout pour le tout, et de kidnapper Elias pour terminer ses manipulations biochimiques, puis de l’éliminer.

Pour ce faire, il demande à son assistante de téléphoner à Elias, avec un téléphone acheté pour l’occasion (pack téléphonique, mise en service rapide) en lui disant qu’elle a des informations importantes à lui communiquer concernant le professeur, qu’elle a besoin de lui, qu’il doit lui faire confiance et venir la rejoindre de toute urgence dans sa voiture stationnée sur un parking isolé (derrière le Bassin à flot).

Elias la rejoint immédiatement, et lorsqu’il monte dans le véhicule de la jeune femme, Drumond, qui est caché derrière le siège passager, lui injecte un puissant narcotique dans la nuque. L’infortuné cobaye est ensuite transporté inconscient dans un secteur du laboratoire dont l’accès est réservé au professeur.

Dénouement

Cependant, Sonia réalise que le professeur est animé d’une ambition sans bornes et qu’il a l’intention d’éliminer Elias dès la fin de son expérience pour que ses agissements ne soient pas dévoilés. Elle est prise de remords, et décide d’agir seule pour tenter de sauver Elias, malgré les menaces de son amant. Elle se rend donc au domicile de l’enseignant pour glisser sous sa porte une lettre disant où il est séquestré. Alors qu’elle s’apprête à le faire, la voisine de palier, Roselyne Lamothe, sort de chez elle, et Sonia Morales, surprise, prétend alors être une amie d’Elias s’étonnant de ne pas avoir de ses nouvelles. La voisine n’est pas au courant de la disparition d’Elias, elle dira seulement ne pas l’avoir croisé ces derniers jours, et Sonia Morales part sans laisser la lettre. Lorsque les enquêteurs viennent pour leur enquête de proximité, Roselyne Lamothe mentionne la femme croisée sur le palier, et d’après la description qu’elle leur fait de la visiteuse, les enquêteurs « reconnaissent » l’assistante du professeur Drumond. Elle est interrogée, n’a pas d’alibi, et ses réponses évasives, voire même contradictoires, vont semer le doute dans l’esprit des enquêteurs qui mèneront une perquisition au laboratoire de l’hôpital. Elias sera retrouvé, délirant mais vivant, et le professeur sera arrêté.

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