Le temps choisi proposé en français a porté sur l’écriture de textes variés visant à décrire le paysage du parc de l’Ermitage où nous sommes allés en début d’année dans le cadre de la journée d’intégration.

Séance 1 :

  • Des haïkus (courts poèmes de trois vers portant souvent sur la Nature).

Une fleur grandiose

Vue magnifique

Je ne sais quelle fleur

(Lauriane Namessi )

La fleur des pensées

Ses bourgeons

Sont des idées

(Mathilde Lecucq)

Fleur violette

Droite

Sur une tige

(Selma Teynié)

 

Fleur rose

Tige verte

C’est la nature

(Maxime Petit)

Déposée sur une fleur

La rosée du matin

La beauté à l’état pur

(Lou Marty)

Posée sur une tige

Au-delà du monde

Nature d’une fleur

(Lydia Touhami)

Collée sur le sol

grâce à sa tige

surtout ne pas la cueillir

(Mathéo Chaouki)

Une fleur

Sur une tige

Telle une pique

(Jules Genisson)

D’on ne sait quelle fleur

Une plante rose couvre le monde

D’une seule rosée

(Taha Ouggad)

A ton violet pur

Toute petite plante

Au milieu de la colline

(Chiara Verdon)

 

 

Toi petite grenouille

Toi tellement faible

Toi naturelle

(Chiara Verdon)

Verte

gluante

C’est une grenouille

(Maxime Petit)

Sur un nénuphar

A travers l’étang

Une grenouille

(Lydia Touhami)

Une grenouille

Perdue dans le désert

Se promenant

(Lauriane Namessi)

Petites gambettes vertes

De l’eau délicate

Sous son corps frêle

(Mathilde Lecucq)

Petite chose

Aux yeux de couleur

Se réfugie sur son étendue d’eau

(Lou Marty)

Grenouille grasse

Entre les herbes

Dans le triangle

(Selma Teynié)

Toute immobile

Prête à sauter

Plouf

(Mathéo Chaouki)

La grenouille sursaute

Sur le chemin

Elle imagine couler

(Taha Ouggad)

Telle un manequin

Elle pose

Pour nous

(Jules Genisson)

 

  • Une description du paysage en mouvement

Nous venions de quitter l’air sauvage pour aborder un belvédère. C’est là sur ce flanc de colline que nous vîmes cet homme géant allongé sur de hauts piliers : la pont Baba. Ici, la vue du monde changeait. Devant nous l’horizon, derrière nous, le vide touffu.

Mathilde Lecucq

Nous venions à peine de sortir des feuillages touffus du parc, c’est là que devant nous se dressait un paysage qui donnait une autre apparence à Bordeaux. Se dire que derrière nous la forêt attendait avec impatience de nous dévorer alors que là-bas, on voyait l’étendue de la ville, ici même était la lisière de deux mondes.

Lou Marty

Nous venions de là-bas, nous suivions le sentier au milieu des arbres, de cette nature si vaste. Devant nous, le nouveau pont au milieu de la Garonne, ses tours imposantes, des bateaux par ci, par là. Derrière nous, le parc de l’Ermitage et ses falaises de calcaire. C’est de là que nous venions, de ces bâtiments si hauts.

Selma Teynié

Nous venions de la ville, nous étions enfin arrivés dans la nature : le côté sauvage que ce parc dégageait, la ville était bien derrière nous. Nous suivions ces chemins de terre nous conduire ici : la Garonne et sa couleur sale. Devant nous , le pont-levis trop moderne pour la ville de Bordeaux. Nous replongions dans ce paysage urbain. Là-bas, la ville que nous détestons et adorons.

Chiara Verdon

 

Toi paysage vert

au milieu d’un belvédère

un champ polymere

une fleur amer

un îlot des mers

des feuilles téméraires

Chiara

Plein de plantes merveilleuses

extraordinaires, heureuses

le soleil vous enveloppe

et hop

eau transparente

émerveillé

ta couleur me fait rougir

Ta couleur me fait verdir

Je vous supplie eaux transparentes

Je vous supplie eaux charmantes

Donnez votre coeur bleu

à ma tristesse

Mathéo et Taha

Belvédère

gris metallique

Au milieu du feuillage vert

Et des branches mélancoliques

Au bord de l’eau couleur menthe

A travers une fente

Selma

Paysage entouré de feuilles lumineuses

merveilleuse

sensation d’être libre

je vous admire

la vue du ciel

me donne des ailes

Lac éternel

Lydia et Laurianne

Les feuillages verdoyants

La fleur du matin odorant

toi pont suspendu au-dessous des branches

La nature t’accueille

elle supporte ton orgueil

Cadeau inespéré

Lou

Feuilles de la nature

Aucune voiture

vous êtes vertes

Lac inerte

Belvédère

à l’air

Regarder le rivage

Sauvage

lac

Toi qui mets de la laque

Maxime

Le Parc de l’Ermitage est à Lormont, sur les côteaux, en hauteur, le long de la Garonne. C’est un paysage accueillant, apaisant, aquatique, calme, reposant, romantique, sauvage, verdoyant. On y voit une horloge aquatique, un lac turquoise, des poules d’eau, des pentes dangereuses, des pins, des chênes, une forêt touffue, un vaste marais, des sentiers, des baies rouges, des mûres noires, des nuages blancs. On entend le chant des oiseaux, l’aboiement d’un chien, la voix des élèves, des plongeons dans l’eau, des pas sur le belvédère. On sent de l’humus, le parfum des fleurs, les sandwich du pique-nique. On touche la vase gluante, des feuilles piquantes, du calcaire dur, le métal froid, l’herbe douce.