Pendant cette semaine interdisciplinaire Polar, les groupes d’enquête- parallèlement à leur travail d’enquête et d’investigation à propos de la curieuse disparition de Elias Jones, professeur d’Anglais- doivent rédiger un extrait romancé de l’intrigue. Le travail a consisté à varier les points de vue, les choix de narration et les styles.

  • Textes écrits à partir du procès verbal de la disparition de Elias Guiterrez Jones (déposition de M.Marty)

Point de vue d’un narrateur omniscient

Par une fin de matinée, Monsieur Elias Guiterrez Jones assurait un cours d’Anglais sur l’Histoire des USA. Tous les yeux étaient rivés sur le tableau noir. Ce jour-là, le professeur était habillé simplement : chemise blanche, jean gris. Il n’avait pas de lunettes, ses cheveux bruns étaient tirés en arrière, il portait à l’annulaire droit un anneau. Jocelyne écoutait attentivement le professeur en contemplant ses yeux bruns et sa taille d’environ 1m75. Quand tout à coup, la 5ème symphonie de  Beethoven retentit et sortit Jocelyne de ses rêveries. M. Guiterrez avait l’air très surpris par cet appel car son i-phone ne sonnait qu’aux récréations. Après ce bref appel, le visage du  professeur se figea, ses lèvres se resserrèrent, ses yeux s’assombrirent, ses pommettes  se relevèrent. Il disparut en disant à ses élèves qu’il reviendrait mais au bout de 25 minutes, il n’était pas revenu.

Elise, Kenza, Manès et Philippine.

Point de vue de M. Marty

Ce mercredi-là, je fus réveillé par un mauvais pressentiment sans en savoir les causes ni les conséquences…Je me rendis au collège Clisthène dont j’étais le directeur. Rien n’est plus plaisant que de voir le sourire des élèves se dessiner sur leur tendre visage ! Ce jour-là, j’étais de pointage. Après la montée des élèves, je retournai à mes occupations. Je préparai la prochaine semaine interdisciplinaire Polar (quelle coïncidence !) A 11h20, j’avais rendez-vous avec un parent d’élève pour une remise de bulletin et à 12h30, je fus réveillé par M. Duval qui me signala le départ précipité de notre professeur d’Anglais. Cela était surement un problème familial car, même s’il ne parlait pas souvent, était discret, je croyais savoir qu’il avait de la famille dans les environs de St Emilion. Je tentai alors de le joindre le mercredi après-midi, à plusieurs reprises mais sans succès. Je commençais à m’inquiéter. Où était-il ? Qui l’avait appelé ? Quelle était la raison de son départ ? Le lendemain, M. Guiterrez Jones devait assurer des cours de 14h30 à 17h30 mais il ne se présenta pas au collège. Je posai des questions aux élèves de 3ème. La classe était silencieuse mais ne se rendait pas compte de la gravité de la situation, contente d’échapper à quelques cours d’Anglais.

Aïssatu, Sangalène, Guillaume et Laura

Point de vue du policier

Je m’appelle Laurent Sere, j’ai 45 ans et 20 ans d’ancienneté dans la brigade financière. Je suis chef d’une unité de 34 employés, je travaille 12 heures par jour. Je suis marié et père de deux beaux enfants. Ma dernière enquête : un vol de chéquier commis par M.X qui avait fait des achats pour ses amies, dont une mobylette Coca-cola…Nous avions signalé le numéro des chèques volés aux supermarchés  et un caissier nous avait prévenus de son achat. M.X avait été condamné à deux mois de prison avec sursis mais un mois plus tard, il vola un ordinateur portable, soit-disant pour rembourser les dettes alors qu’il avait gardé l’argent pour lui…

Ce matin-là, j’avais mal à la tête. Je pris un Doliprane 1000 mais le mal de tête continuait. Je me rendis au bureau à 8 heures. Trois 1/4 d’heure plus tard, un homme, directeur de collège vint faire une déposition. Il était grand, 1m80 environ, cheveux bruns, yeux marron clair, il était svelte, avait l’air posé, calme, sûr de lui mais inquiet.

Il me raconta que M. Elias Guiterrez Jones, professeur d’Anglais, était en cours avec une classe de 3ème quand il avait reçu un bref coup de fil, avait raccroché en indiquant qu’il allait revenir mais n’était plus revenu.

Ebru, Ihssane, Dylan et Emmanuel

  • Texte écrit du point de vue d’Elias à partir de la déposition de Louise Rondeau qui a vu Elias partir en 4×4 avec deux adolescents.

Point de vue du disparu

Les élèves, les profs, les parents d’élèves, le proviseur, tout le monde ment.
Je faisais les 100 pas dans la classe en surveillant les 40 élèves.
Les rangées de la classe étaient absolument parfaites.

Et dans cette classe tout le monde le sait, que tout le monde ment.

J’en étais à mon 9ème mois, ici, dans ce collège, en remplacement.

Mon téléphone sonna. Je n’avais plus qu’à tendre la main pour répondre.

Mais un soupçon d’angoisse me prit d’un coup.

Je vérifiai que personne ne pouvait m’entendre, je sortis de la classe, assez brutalement d’ailleurs.

Je répondis.

Avant cet appel. La situation commençait à s’arranger pour moi.

Mais cette nouvelle me rapprochait de plus en plus du danger.

J’hésitais entre le dégoût et la rage.

Mais c’est finalement le courage qui l’emporta.

Avant que je parte, ayant vérifié que personne ne me voie, j’allai déposer dans mon casier, en sécurité, mon chargeur d’armes, pour ne pas être confronté à un désastre.

Diran et Namalu étaient en train de sortir de classe, je revins les chercher en m’assurant que personne ne me remarque.

Je leur ouvris la porte du 4×4 que j’avais loué chez Hertz, puis leur annonçai que nous partions.

Alexandre, Camélia  & Léandra

  • Texte écrit à partir d’une filature effectuée par un groupe le mardi 22 mai, le récit est mené du point de vue de la personne filée. Il s’agit du mari de Valérie qui soupçonne Elias Guiterrez Jones d’avoir une relation avec sa femme.

Point de vue du mari jaloux

Je partis de la place St Pierre, comme à mon habitude, j’étais en avance. Je décidai donc de me promener dans mes rues favorites : la rue des Faussets, où était mon premier appartement avec Valérie puis la Place du Parlement où était notre bistrot préféré, puis la rue St Rémi. Non loin d’ici se trouvait le cabinet de l’avocate avec qui j’avais rendez-vous. Cela faisait plusieurs fois que je voyais ces mêmes adolescents mais c’était juste une impression… Impossible que quatre adolescents me suivent, je suis un peu parano en ce moment…

J’arrivai enfin chez mon avocate, à ce moment là, un des adolescents s’assit, un autre changea de trottoir, les deux autres étaient au téléphone. Mais c’était juste une impression… Une fois mon affaire réglée, je sortis, ils étaient là, surpris de me voir devant eux…

Victor, Pauline, Jeanne et Hubert