Une nouvelle conception du métier

En tant que structure expérimentale, Clisthène a mis en œuvre des modalités originales au service des mêmes finalités que n’importe quel collège. Avec pour ambition de rendre l’école plus humaine, d’en faire un lieu d’apprentissage dans toutes ses dimensions, par la prise en compte de l’individu mais également par le groupe, aussi bien pour les élèves que pour les adultes. Le caractère expérimental de Clisthène n’est pas dans le détail de ses modalités mais dans l’approche systémique, la conviction que le bon niveau d’action se situe à l’échelle de l’établissement.

Ces modalités sont le fruit d’une démarche collective, dont le point de départ est une prise de conscience de points de blocage organisationnels, pédagogiques mais aussi de l’ordre de représentations erronées. Au delà du constat, une volonté commune, militante, de passer à l’action s’est concrétisée et continue à vivre – ou survivre.

Le corolaire de cette action – où on réinvente le collège unique autour d’un projet qu’une équipe s’approprie – est réinventer le(s) métier(s).

C’est de ce constat qu’est née notamment notre volonté de renouveler notre partenariat universitaire et d’intégrer notre pratique dans une démarche de recherche-action avec Sylvie Barbier et Laurence Bergugnat, universitaires à Bordeaux IV. Notre intérêt pour ce projet de coopération est donc double :

–        évaluer ce que nous avons déjà mis en place en termes de professionnalités ; est-ce que cela contribue à améliorer notre qualité de vie au travail ?

–        Identifier les « bonnes » pratiques et améliorer ce qui doit l’être.

La notion d’accompagnement universitaire devient alors indispensable…